•  

        'J'ai longtemps cru que nous étions une myriade d'êtres habitant l'Univers, jusqu'au jour où j'ai pris conscience que la vérité était inverse : nous sommes une myriade d'univers habités par l'Être.'

        En parlant d'identité nous abordons un sujet épineux, paradoxal, méconnu voire mystérieux, vaste, complexe, objet de spéculations, de manipulations, de sentiments et de ressentiments. Pour l'instant, je vous invite à vous arrêter sur l'assertion ci-dessus et observer comment cette vérité résonne...

        Est-ce que cela fait sens? Peut-être le saviez-vous déjà au fond de vous-même? Pour ma part, j'avais ce sentiment d'universalité lors de ma petite enfance, ensuite le rouleau compresseur de la «pensée unique » (ironiquement appelée ainsi) m'était passé dessus comme pour la plupart d'entre nous. J'ai mis un demi-siècle en passant par deux énormes expériences d'ECM (Etat de Conscience Modifiée) et un éclair de conscience des années après pour arriver à l'intellectualiser et le formuler. Depuis rien n'a pu le démentir et ce que j'ai entendu des fondements de la physique quantique n'a fait que le confirmer. Dans ce contexte précis nous pouvons remplacer le mot ÊTRE par 'Champ de Conscience Universel (ou Unifié)'.

        De ce fait, nous ne nous attarderons pas sur les différentes identités personnelles, nominales, professionnelles, sociales, ethniques, culturelles, raciales etc. rattachées à l'ego (notre construction mentale de séparation), tout ce qui nous distingue et nous définit en tant qu'individu dans ce monde. Ainsi que les états passagers qui nous font dire :« je suis en forme ou malade, triste ou joyeux » cela fait partie, je dirais, d'une large superficie jusqu'à la partie médiane de notre vortex identitaire.

        Que celui-ci soit constitué d'une multitude d'entités, de personnages intérieurs, familiaux, relationnels, de héros du quotidien, d'archétypes symboliques, etc. toutes ces identités et entités sont dépendantes du temps et du lieu où nous vivons. Particulièrement attachées à notre présente incarnation, mais pas seulement…

        C'est pour cela que la question identitaire est somme toute comme le reste extrêmement compliquée ou incroyablement simple selon par quel bout nous prenons la question. En effet, la plupart du temps comme je l'ai déjà dit, il suffit de retourner le problème pour commencer à y voir plus clair. Si je ne me fie qu'aux apparences je vais m'identifier à toutes les choses que j'ai précédemment évoquées et j’en resterai à une notion du 'je suis' superficielle, source de souffrances, d'errances et de séparations. L'illusion de séparation du moi et du Soi est le conflit intérieur de base de L'humanité lié à notre mise en scène existentielle.

        La complexité plonge dans les méandres de notre âme, si je me réfère aux multiples incarnations et rôles que la plupart d'entre nous avons joués dans notre grande roue évolutive. Nous avons tout aussi bien pu être médecin ou mendiant, princesse ou manant, homme ou femme, blanc ou noir, jaune ou rouge et je passe sous silence de nombreuses espèces de cette planète ou de bien d’autres. Les souvenirs réminiscents de vies antérieures peuvent être étonnants, sans parler de multi-locations et autres bizarreries pour nous 'commun des mortels'. Vu de cette façon nous sommes à la fois multiples et singuliers, mortels et immortels, de vrais paradoxes sur jambes!

        Alors que notre identité réelle et permanente, cette fameuse notion du 'Je Suis' est d'une simplicité enfantine, déconcertante. Cela nous crève les yeux mais nous nous sommes tellement laissé formater, programmer pour consentir à une image superficielle ou normée de nous-même, que le fond de la chose peut effrayer, tellement elle semble vertigineuse. A tel point qu'en prendre conscience au cours de notre vie peut nous retourner littéralement comme une chaussette (ou un tore) de cette superficie qui nous semblait notre centre vers les profondeurs insondables de notre Être véritable.

        Si notre identité véritable est quelque part c'est bien là qu'elle a des chances de s'y trouver n'est-ce pas ? Notre niveau de conscience du moment reflète ce à quoi où à qui nous nous identifions à l'instant T, situé entre nos superficies et nos abysses. Autrement dit elle sera au ras des pâquerettes ou élevée...

        Donc nous allons plutôt nous concentrer sur le noyau, le cœur du cœur de ce qui nous fait nous sentir vivant, exister de façon intemporelle, peu importe le lieu où nous sommes et qui nous incarnons. Cette sensation d'être est au-delà de ce «je pense donc je suis», encore à la périphérie de l'âme. Avec tout l'immense respect et admiration que je porte à René Descartes, je trouve (je ne suis pas le seul) que son cogito cache les autres aspects fondamentaux de l'être et cela a eu de fâcheuses conséquences. Je pense que le succès de cette assertion a fait de l'ombre à son œuvre -dont je me sens proche en esprit- ainsi qu'à la conscience spirituelle de l'Occident en général.

        En outre la plupart des religions et des maîtres spirituels de tous bords nous affirment que nous sommes des âmes avant d'être des corps. Beaucoup mettent en avant le fait que nous devons 'faire le bien' sur terre (souvent au détriment du corps) pour accéder à l'immortalité et rejoindre la ou les divinités éternelles et bienveillantes. Je crains que ce soit encore une déformation de la réalité de notre condition par quelques pouvoirs extérieurs de contrôle et de manipulation, par dépendance et surtout ignorance...

       Il y a dans notre égarement une confusion, un flou en ce qui concerne la structure psychologie humaine si complexe dans ses détails. De nombreux développements seraient nécessaires pour décrire les différentes approches de l'âme et l'Esprit, sans compter les corps subtils ou intermédiaires et même le corps physique. Je recolle moi-même les morceaux de visions en ce qui concerne ma propre structure et je vous confie ici ce que je vois...

        Dans les grandes lignes c'est extrêmement simple : Je Suis l'Être incarné. Autrement dit 'Tout ce qui Est' dans un corps physique. Eh oui ça rentre ! Plus sérieusement, souvenons-nous qu'en réalité le 'Tout ce qui Est' est 'l'Amour Infini Inconditionnel' n'a pas de dimensions puisque situé au-delà de l'espace et du temps. Ce que nous en voyons et sentons en nous et autour de nous n'en sont que les multiples manifestations interprétées par nos sens...

        Maintenant quand nous parlons Esprit, âme et corps intermédiaires cela se complique grandement. Nous nous sommes conçus comme des poupées russes, des oignons, des multi-couches de 'je ne sais pas vraiment quoi' que je classe par ordre de densification, l'Être-l'Esprit-l'âme avec ses corps énergétiques ou intermédiaires et pour finir -l'enveloppe charnelle ou corps physique. Donc entendons-nous bien pour la suite, seul l'ÊTRE a une réalité éternelle, absolument incorruptible, infini, complet, auto-suffisant, libre, pur, amoureux inconditionnel, ses qualités sont sans limites. Pour moi, l'Être est Diesse, 'Tout ce qui est', le JE SUIS primordial.

        L'âme est une création de l'Être par l'Esprit ou Esprit Sain(t) lui même émanation manifestée d'énergies et de concepts/pensées/sentiments/émotions. L'âme est née mais mourra-t-elle un jour ? À ce niveau peut-on parler de naissance et de mort, disons plus plausiblement de création et de fusion en retour à l'Être en tant que transformation. Notre âme est une forme/pensée manifestée et prend parfois (suivant son souhait) une enveloppe charnelle pour vivre l'illusion d'incarnation sujette à la naissance et à la mort que nous connaissons.

        La définition de l'âme est aussi sujette à caution en ce qui concerne l'identité. Elle est plus proche de notre identité fondamentale que le corps mais ne l'est pas complètement loin de là. Notre véritable identité je le rappelle n'est autre que le JE SUIS Divin, Diesse, La Source, commune à 'Tout ce qui est'. Ne s'identifier qu'à l'âme est un piège qui peut nous enfermer encore une fois dans le paradigme de la séparation du soi et du SOI, l'âme a aussi un ego, une signature distinctive.

        Mais revenons à notre ami René Descartes, car je me dois de rappeler un point significatif concernant l'appropriation des pensées de cet illustre philosophe. C'est encore un malentendu suffisamment important et répandu pour que je prenne le temps de le signaler à nous, Français, si fiers de notre 'cartésianisme'. René Descartes parlait de son âme, de l'esprit et a passé au moins la moitié de sa vie à essayer de prouver l'existence de Dieu! Certes sans y parvenir vraiment à mon sens, mais cela n'a jamais prouvé qu'il n'y ait rien de toute façon! Cela soulève un autre sujet brûlant qui est de définir ce qu'est une preuve, j'en parlerai dans le chapitre consacré aux vérités.

        Alors s'il vous plaît, si vous ne croyez pas au Divin et à toutes ces choses transcendantes, pour le moins ne dites pas que c'est parce que vous êtes cartésien, cela n'a pas de sens. Il est probable qu'il se retourne dans son ciel chaque fois qu'une telle ineptie arrive à son oreille. Je désigne le ciel car les morts se retournent rarement dans leurs tombes, il reste si peu de choses là-dedans.

        En réalité, la raison et la logique ont peu à voir avec le fait d'être croyant ou non. De plus la croyance est faible à côté de ce qu'apporte la connaissance basée sur l'expérience. Autrement dit à l'initiation. Nous n'avons besoin d'aucune structure établie pour vivre cela, que ce soit une secte, une école, un ordre ou une religion. Si nous portons suffisamment d'attention à ce qu'il se passe quotidiennement dans notre vie, et cela demande du temps, de l'énergie, un engagement certain, alors les portes de la connaissance de Soi s'ouvrent. Parfois une personne de notre entourage à l'oreille attentive peut nous aider à l'introspection, à la prise de conscience et l'expression de notre ressenti, cela peut s'avérer être passionnant et libérateur comme certaines lectures...

        René voulait  simplement démontrer à mon sens par une formule incomplète mais au demeurant aussi géniale que lapidaire, que nous pouvions avec raison douter de nos perceptions et de l'objectivité des phénomènes extérieurs, mais non de notre Être intérieur. Et signifier au passage que, même sans corps, nous pouvions exister d'une autre façon. Cela dit, la pensée est-elle nécessaire pour que nous soyons? Est-ce que sentir ne suffirait pas?

        Ce génie de la philosophie n'aurait-t-il pas omis quelque chose de fondamental  qui nous permettrait de sortir de notre mental ? Encore une fois, je n'ai rien contre ce dernier bien au contraire, puisqu'il me permet entre autre de projeter ma pensée et mon ressenti sur la toile. Mais l'assertion « Je pense donc je suis » est, séparée de son contexte comme les textes sacrés, un piège à ego...

        Des générations de « penseurs » s'y sont engouffré(e)s, croyant que la pensée, le raisonnement, la rationalité, la culture, apanage habituel de l’« élite intellectuelle », étaient le summum de la hiérarchie existentielle. Bien des humains mal embouchés, coupés de leur cœur s'en sont servis comme d'une arme de créations destructrices, de ruses, de dominations, de possessions, de coercitions et d'intimidations. Bien sûr ils n'ont pas attendu le cogito pour commettre des exactions mais la célèbre formule n'a pas arrangé le tableau.

        La pensée intellectuelle a produit des merveilles bien sûr, mais comme pour l'architecture ou la maçonnerie, il vaut mieux bien dégager nos véritables intentions. D'où vient le projet? De quelle partie de nous-même? Du cœur? De la peur? De l'ego? Sur quel terrain posons-nous la première pierre et sur quelles fondations ? Des habitants y ont-ils déjà vécu? Sont-ils encore sur les lieux ou aux alentours? Donnent-ils leur accord? Quels matériaux allons-nous utiliser? Quelle sera la fonction de l’édifice? Quel impact aura-t-il sur le paysage, la nature, notre propre nature ?...

        Une bonne intuition venant du cœur vaut mille pensées et se passe d'analyses sans fin. Je reprends donc le «cogito» à mon compte avec d'autres propositions comme: « Je sens donc je suis » « Je ressens donc je suis. »  « Je perçois donc je suis. » « Je conscientise donc je suis. » « Je vibre donc je suis » « J'aime donc je suis », « Je crée donc je suis » et la liste reste ouverte...

        Belle brochette n'est-ce pas? Qu'en dites-vous? Là, nous nous rapprochons il me semble de nos véritables fonctions vitales, existentielles, spirituelles... nous pouvons parfaitement « être » sans penser, mais sans la conscience et sans Amour, sommes-nous? Ceci dit l'ÊTRE n'a aucunement besoin de manifestations, d'actions ni de quoi que ce soit pour ÊTRE. L'ÊTRE n'a besoin de rien, tout simplement. L'humain et tout ce qui est incarné, manifesté dans la matière, si. Le besoin est la caractéristique du créé. Sans énergie, ni espace/temps, rien de tangible n'existe en tant que tel.

        A ce propos nous humains, lorsque nous sommes dans le besoin non satisfait, affecté par une tragédie ou traversant une crise, arrivé au bout de la noirceur nous disons que nous ne sommes plus que 'l'ombre de nous-même'. C'est exactement cela car en réalité:

    ÊTRE SOI-MÊME C'EST RAYONNER SA PROPRE LUMIÈRE.

    CETTE ENERGIE DE LIBERTÉ ME NOURRIT DE L’INTÉRIEUR

    AUSSI ELLE ME PERMET DE VOIR LE RELATIF DANS MON EXISTENCE MATÉRIELLE.

    JE SUIS LA CONSCIENCE TÉMOIN DE MON RESSENTI,

    UNE FOIS GUÉRI DE MES TRAUMAS, LAVÉ DE MES SOUILLURES,

    L’ÉMOTION PURE ME TOUCHE ET ME TRAVERSE SANS M'AFFECTER.

        Pause...

     

        Autre chose, dans notre corps où est située notre conscience de soi ? La tête? Le cœur? Le corps entier? Et quand je rêve, je suis bien toujours vivant! Où se trouve ma conscience? Difficile à dire...

        Si je suis (suivre) ma pure intuition (souvent les filtres intérieurs ont besoin d'être décrassé) ma guidance intérieure, ma petite voix, mon âme. Je pense, dis et agis parfaitement à chaque instant dans la justesse de l'amour de Soi. Dans ce cas, je n'ai plus besoin de lois ni de garde-fous, je suis aligné avec le JE SUIS omniscient, omniprésent et garant de l'harmonie universelle.

        De plus, lorsque je ressens une émotion, qu’elle soit subtile, douce ou violente, ne 'suis-je' pas? Et cela sans penser? Quand ai-je le plus la sensation, le sentiment d'exister, quand je pense aux commissions nécessaires pour assurer mon repas ou quand je vis un orgasme? Quand je reçois une magnifique nouvelle? Quand j'accueille un enfant? Quand je passe un moment chaleureux et constructif avec une personne? Quand je suis devant un paysage magnifique? Une œuvre d'art incroyable? Quand je vis l'émerveillement? L'étonnement? Une surprise? Même mauvaise? Voire très mauvaise? Les expériences 'négatives' ou 'positives', les pressions aussi bien que les impressions, ne nous font-elles pas vibrer pour le moins autant que nos pensées les plus élevées?

        Et quand nous avons la chance de découvrir fortuitement la connaissance ou que nous frappons fort à sa porte, ou que nous vivons une expérience transcendantale comme une NDE, une OBE, un EMC, ne vibrons-nous pas intensément au-delà de ce que nous éprouvons tous les jours?

        Pas de panique, je traduis. Ce sont des acronymes anglais pratiqués pour l'international et utilisés bien avant que nous ne les traduisions en français. Une NDE (Near Death Expérience) pour une EMI (Expérience de Mort Imminente), OBE (Out of Body Experience) pour EHC (Epérience Hors du Corps), ASC (Altered State of Consciousness) pour une ECM (Etat de Conscience Modifiée), sans compter les montées de Kundalini, la médiumnité, la clairvoyance et audience, le Channeling (Canalisation), le Rebirth, etc.

        Bref, la palette de sensations et d'outils d'acquisitions de la connaissance de SOI est très étendue dans la nature, bien au-delà de la pensée! A ce propos, les animaux, les plantes, les rochers, la terre et l'univers ne pensent-ils pas? Admettons que non, mais alors ne sentent-ils pas? Et même s’ils ne sentent pas, ce qui est peu probable compte tenu de la manière dont les animaux et les plantes réagissent aux stimuli, cela n'enlève rien au fait que lorsqu’ils apparaissent dans mon champ perceptuel, ma conscience est sollicitée! Donc ils existent, ILS SONT.

    ILS/ELLES SONT EN MOI, ILS/ELLES SONT MOI, JE SUIS EUX, DONC JE SUIS L'AUTRE AUSSI!

    LA CONSCIENCE, LA VIE ET L'ETRE SONT UNE ET UNE MÊME 'CHOSE'

    JE SUIS LE CRÉÉ ET L’INCRÉÉ, PEU IMPORTE LE DEGRÉ DE RÉALITÉ

    CAR JE SUIS TOUT CE QUI EST, QUI A ÉTÉ ET SERA.

     

        Nous arrivons maintenant à la racine de notre Vortex. Comment pouvons-nous juger que quelqu'un ou quelque chose ne pense pas, ne sente pas, ne soit pas vivant... parce qu'il, qu'elle n'agit ou ne réagit pas? Même les rochers naissent et meurent ! La Terre, les planètes, les étoiles, toute la matière de l'univers vit, naît et meurt...

     

    TOUT EST VIVANT CAR RIEN N'EXISTE EN DEHORS DE MOI, JE SUIS LA VIE!

        Une autre façon de le clamer:

    JE SUIS CELA ET AU-DELÀ, LA MATIÈRE ET L'ESPRIT.

    JE SUIS TOUT ET N'AI BESOIN DE RIEN POUR ETRE PUISQUE JE SUIS LA SOURCE.

    AU DELÀ DE L'ESPACE, DU TEMPS ET DE LA MATIÈRE.

    JE SUIS TOUT ET RIEN TEL UN HOLOGRAMME.

    NAISSANCE, MORT, RENAISSANCE ET REMORT,

    SONT LES CYCLES NATURELS,

    LES BRIQUES TEMPORELLES DE MA VIE ÉTERNELLE.

    CE PAR QUOI LE MOUVEMENT EST POSSIBLE.

    L'ÊTRE, L'ESPRIT CRÉE L'ÂME QUI ELLE-MÊME CRÉE LE CORPS ET NON L'INVERSE!

    CE DERNIER NAÎT, MEURT OU ÉVENTUELLEMENT ASCENSIONNE.

    SE MATÉRIALISE ET SE DÉMATÉRIALISE PAR LA VOLONTÉ DE SON MAÎTRE INTÉRIEUR!

     

        Bien, maintenant que nous avons planté le cadre, avec un peu de poésie achevons tendrement la Bête Apocalyptique si je puis dire. Vous savez celle qui nous fait de l'ombre, nous embête, l’un de ses noms est Ignorance!

        Alors peut-être connaissez-vous l'histoire de ce voyageur initiatique en quête de Dieu? Cet humain partit à Sa recherche partout dans le monde, dans les moindres recoins. Il interrogea chaque personne sur son chemin, étudia chaque livre sacré, pratiqua toutes les religions et les sciences aussi, sans recevoir le moindre signe en retour. Jusqu'au jour ou las et vieux, il se retira en ermite dans une caverne. Là, assis sur une pierre au seuil de son antre, tourné vers le magnifique panorama qu'offre le soleil couchant sur la vallée, la tête vide, mais le cœur plein de tout son vécu, il entendit intérieurement cette voix douce et posée lui murmurant:

    « JE SUIS LA, SOI RÉCONFORTÉ...

    JE L'AI ÉTÉ ET LE SERAI TOUJOURS CAR NOTRE SÉPARATION N'EST QU'ILLUSION

    MON OMBRE N'EST QUE LA PROJECTION DE MA LUMIÈRE VOLONTAIREMENT VOILÉE

    JE JOUE DIVINEMENT DE TOUTE ÉTERNITÉ A CACHE-CACHE AVEC MOI-MÊME PAR MA CRÉATION

    MOI, LE SANS NOM AU MILLE NOMS, EN DEÇÀ DE TON CORPS, AU FOND DE TON ÂME, JE SUIS LUMIÈRE ÉTERNELLE.

    JE SUIS LE VRAI TOI, TON CENTRE, TON MOI PROFOND, LE SOI, L'ÊTRE, L'ESPRIT, DIESSE, AMOUR INCONDITIONNEL,

    TON PHARE, TON GUIDE, TA SUBLIME NOURRITURE, TA JOIE, TA LIBERTÉ ET TON ACCOMPLISSEMENT.

    LA SOURCE CRÉATRICE DE TON UNIVERS A TON IMAGE ET RESSEMBLANCE, DE TOUT CE QUE TU PERÇOIS ET VIS A JAMAIS.»

     

        « Alors fais-nous plaisir...

    Maintenant que fatigué de tes errances, tu aspires à rentrer à la Maison,

    Soit le SOI, ce à quoi ton âme aspire.

    Par ton souffle pacifié, offert à l'abondante Source du 'Je Suis',

    Arrose et cultive consciencieusement ce jardin intérieur dans l'Amour,

    Ses beaux fruits croissant et murissant à Notre Soleil enfin dévoilé...

    Lorsque tu partageras leurs parfums exquis et nectars délicieux autour de toi en toute innocence,

    voyant fleurir la Vie de toutes parts, émerveillé par tant de splendeurs, présents de Ma Présence,

    alors tu TE connaîtras en tant que MOI, avec toute la délicatesse du Monde... »

       

        Un peu comme le Candide de Voltaire.

    DS






    votre commentaire
  •  

     

        « J'ai longtemps cru que nous étions des milliards d'êtres habitant l'Univers, jusqu'au jour où j'ai pris conscience de l'inverse:

    nous sommes des milliards d'univers habités par l'ÊTRE. »

     

        En parlant d'identité nous abordons un sujet épineux, paradoxal, méconnu voire mystérieux, vaste, complexe, objet de spéculations, de manipulations, de sentiments et de ressentiments.

        Des milliers de pages ont été noircies à ce sujet par bien des penseurs avant moi, maintenant il s'agit d'être concis. Alors je vais être un tantinet percutant et sans détour. Pour l'instant, je vous invite à vous arrêter sur l'assertion ci-dessus et observer comment cette vérité résonne...

     

        Est-ce que cela fait sens? Peut-être le saviez-vous déjà au fond de vous-même? Pour ma part, j'avais ce sentiment d'universalité lors de ma petite enfance, ensuite le rouleau compresseur de la «pensée unique » (ironiquement appelée ainsi) m'était passé dessus comme pour la plupart d'entre nous. J'ai mis un demi-siècle en passant par deux énormes expériences d'ECM (Etat de Conscience Modifiée) et un éclair de conscience des années après pour arriver à l'intellectualiser et le formuler. Depuis rien n'a pu le démentir et ce que j'ai entendu des fondements de la physique quantique n'a fait que le confirmer. Dans ce contexte précis nous pouvons remplacer le mot ÊTRE par 'champ de conscience universel'.

     

        De ce fait, nous ne nous attarderons pas sur les différentes identités personnelles, nominales, professionnelles, sociales, ethniques, culturelles, raciales etc. rattachées à l'ego (notre construction mentale de séparation), tout ce qui nous distingue et nous définit en tant qu'individu dans ce monde. Ainsi que les états passagers qui nous font dire :« je suis en forme ou malade, triste ou joyeux » cela fait partie, je dirais, d'une large superficie jusqu'à la partie médiane de notre vortex identitaire.

     

        Que celui-ci soit constitué d'une multitude d'entités, de personnages intérieurs, familiaux, relationnels, de héros du quotidien, d'archétypes symboliques, etc. toutes ces identités et entités sont dépendantes du temps et du lieu où nous nous trouvons. Particulièrement attachées à notre présente incarnation, mais pas seulement…

     

        C'est pour cela que la question identitaire est somme toute comme le reste extrêmement compliquée ou incroyablement simple selon par quel bout nous prenons la question. En effet, la plupart du temps comme je l'ai déjà dit, il suffit de retourner le problème pour commencer à y voir plus clair. Si je ne me fie qu'aux apparences je vais m'identifier à toutes les choses que j'ai précédemment évoquées et j’en resterai à une notion du 'je suis' superficielle, source de souffrances, d'errances et de séparations. L'illusion de séparation du moi et du Soi est le conflit intérieur de base de L'humanité lié à notre mise en scène existentielle.

     

        La complexité plonge dans les méandres de notre âme, si je me réfère aux multiples incarnations et rôles que la plupart d'entre nous avons joués dans notre grande roue évolutive. Nous avons tout aussi bien pu être médecin ou mendiant, princesse ou manant, homme ou femme, blanc ou noir, jaune ou rouge et je passe sous silence de nombreuses espèces de cette planète ou de bien d’autres. Les souvenirs réminiscents de vies antérieures peuvent être étonnants, sans parler de multi-locations et autres bizarreries pour nous commun des mortels. Vu de cette façon nous sommes à la fois multiples et singuliers, mortels et immortels, de vrais paradoxes sur jambes!

     

        Alors que notre identité réelle et permanente, cette fameuse notion du 'Je Suis' est d'une simplicité enfantine, déconcertante. Cela nous crève les yeux mais nous nous sommes tellement laissé formater, programmer pour consentir à une image superficielle ou normée de nous-même, que le fond de la chose peut effrayer, tellement elle semble vertigineuse. A tel point qu'en prendre conscience au cours de notre vie peut nous retourner littéralement comme une chaussette (ou un tore) de cette superficie qui nous semblait notre centre vers les profondeurs insondables de notre Être véritable.

     

        Si notre identité véritable est quelque part c'est bien là qu'elle a des chances de s'y trouver n'est-ce pas ? Notre niveau de conscience du moment reflète ce à quoi où à qui nous nous identifions à l'instant T, situé entre nos superficies et nos abysses. Autrement dit elle sera au ras des pâquerettes ou élevée...

     

        Donc nous allons plutôt nous concentrer sur le noyau, le cœur du cœur de ce qui nous fait nous sentir vivant, exister de façon intemporelle, peu importe le lieu où nous sommes et qui nous incarnons. Cette sensation d'être est au-delà de ce «je pense donc je suis», encore à la périphérie de l'âme. Avec tout l'immense respect et admiration que je porte à René Descartes, je trouve (je ne suis pas le seul) que son cogito cache les autres aspects fondamentaux de l'être et cela a eu de fâcheuses conséquences. Je pense que le succès de cette assertion a fait de l'ombre à son œuvre -dont je me sens proche en esprit- ainsi qu'à la conscience spirituelle de l'Occident en général.

     

        En outre la plupart des religions et des maîtres spirituels de tous bords nous affirment que nous sommes des âmes avant d'être des corps. Beaucoup mettent en avant le fait que nous devons 'faire le bien' sur terre (souvent au détriment du corps) pour accéder à l'immortalité et rejoindre la ou les divinités éternelles et bienveillantes. Je crains que ce soit encore une déformation de la réalité de notre condition par quelques pouvoirs extérieurs de contrôle et de manipulation, par dépendance et surtout ignorance...

       Il y a dans notre égarement une confusion, un flou en ce qui concerne la structure psychologie humaine si complexe dans ses détails. De nombreux développements seraient nécessaires pour décrire les différentes approches de l'âme et l'Esprit, sans compter les corps subtils ou intermédiaires et même le corps physique. Je recolle moi-même les morceaux de visions en ce qui concerne ma propre structure et je vous confie ici ce que je vois...



        Pour moi au moment où je vous parle (ma vision est partielle et parcellaire) je décris la chose comme ceci, dans les grandes lignes et l'essentiel c'est extrêmement simple : Je Suis l'Être incarné. Autrement dit 'Tout ce qui Est' dans un corps physique'. Eh oui ça rentre ! Plus sérieusement, souvenons-nous qu'en réalité le 'Tout ce qui Est' est 'l'Amour Infini Inconditionnel' n'a pas de dimensions puisque situé au-delà de l'espace et du temps. Ce que nous en voyons et sentons en nous et autour de nous n'en sont que les multiples manifestations interprétées par nos sens...



        Maintenant quand nous parlons Esprit, âme et corps intermédiaires cela se complique grandement. Nous nous sommes conçus comme des poupées russes, des oignons, des multi-couches de 'je ne sais pas vraiment quoi' que je classe par ordre de densification, l'Être-l'Esprit-l'âme avec ses corps énergétiques ou intermédiaires et pour finir -l'enveloppe charnelle ou corps physique. Donc entendons-nous bien pour la suite, seul l'Être a une réalité éternelle, absolument incorruptible, infini, complet, auto-suffisant, indépendant, libre, pur, amoureux inconditionnel, ses qualités sont sans limites, j'en oublie et pour cause puisque je m'éveille à mon rythme...Pour moi, l'Être est Diesse, 'Tout ce qui est', le JE SUIS primordial.



        L'âme est une création de l'Être par l'Esprit ou Esprit Sain(t) lui même émanation manifestée d'énergies et de concepts/pensées/sentiments/émotions. L'âme est née mais mourra-t-elle un jour ? À ce niveau peut-on parler de naissance et de mort, disons plus plausiblement de création et de fusion en retour à l'Être en tant que transformation. Notre âme est une forme/pensée manifestée et prend parfois (suivant son souhait) une enveloppe charnelle pour vivre l'illusion d'incarnation sujette à la naissance et à la mort que nous connaissons.

        La définition de l'âme est aussi sujette à caution de notre part en ce qui concerne l'identité. Elle est plus proche de notre identité fondamentale que le corps mais ne l'est pas complètement loin de là. Notre véritable identité je le rappelle n'est autre que le JE SUIS Divin, Diesse, La Source, commune à 'Tout ce qui est'. Ne s'identifier qu'à l'âme est un piège qui peut nous enfermer encore une fois dans le paradigme de la séparation du soi et du SOI, l'âme a aussi un ego, une signature distinctive. La noirceur, le brouillard peuvent l'atteindre en une forme de séparation propre à son royaume. N'oublions pas qu'elle est une 'forme/pensée' qui se déplace, voyage et peut se frotter aux plans vibratoires 'inférieurs' beaucoup moins confortables et lumineux que le Nirvana ou Paradis dans lesquelles elle évolue naturellement.

        Nous pouvons nous référer à plusieurs écrit bibliques ou mythologiques concernant des 'Dieux', des 'anges' qui chutent ou se perdent en 'Enfer' ou tout simplement sur Terre en endossant un comportement démoniaque ! Nous sommes nous mêmes des âmes, des 'Dieux et anges' qui 'errons' dans Maya, la grande illusion sur Gaya notre 'Mère Terre'. Voyez comment tout cela peut-être confus et confondant de notre point de vue charnel, partiel. Quand je prends suffisamment de 'hauteur' en plongeant dans mes 'profondeurs’ je peux commencer à voir...

     

        Mais revenons à notre ami René Descartes, car je me dois de rappeler un point significatif concernant l'appropriation des pensées de cet illustre philosophe. C'est encore un malentendu suffisamment important et répandu pour que je prenne le temps de le signaler à nous, Français, si fiers de notre 'cartésianisme'. René Descartes parlait de son âme, de l'esprit et a passé au moins la moitié de sa vie à essayer de prouver l'existence de Dieu! Certes sans y parvenir vraiment à mon sens, mais cela n'a jamais prouvé qu'il n'y ait rien de toute façon! Cela soulève un autre sujet brûlant qui est de définir ce qu'est une preuve, j'en parlerai dans le chapitre consacré aux vérités.

     

        Alors s'il vous plaît, si vous ne croyez pas au Divin et à toutes ces choses transcendantes, pour le moins ne dites pas que c'est parce que vous êtes cartésien, cela n'a pas de sens. J'ai moi-même fait cette erreur en ma période athée. Il est probable qu'il se retourne dans son ciel chaque fois qu'une telle ineptie arrive à son oreille. Je désigne le ciel car les morts se retournent rarement dans leurs tombes, il reste si peu de choses là-dedans.

     

        En réalité, la raison et la logique ont peu à voir avec le fait d'être croyant ou non. De plus la croyance est faible à côté de ce qu'apporte la connaissance basée sur l'expérience. Autrement dit à l'initiation. Nous n'avons besoin d'aucune structure pour vivre cela, que ce soit une secte, un ordre ou une religion. Si nous portons suffisamment d'attention à ce qu'il se passe quotidiennement dans notre vie, et cela demande du temps, de l'énergie, un engagement certain, alors les portes de la connaissance de Soi s'ouvrent. Parfois une personne de notre entourage à l'oreille attentive peut nous aider à l'introspection, à la prise de conscience et l'expression de notre ressenti, cela peut s'avérer être passionnant et libérateur comme certaines lectures...

     

        René voulait  simplement démontrer à mon sens par une formule incomplète mais au demeurant aussi géniale que lapidaire, que nous pouvions avec raison douter de nos perceptions et de l'objectivité des phénomènes extérieurs, mais non de notre Être intérieur. Et signifier au passage que, même sans corps, nous pouvions exister d'une autre façon. Cela dit, la pensée est-elle nécessaire pour que nous soyons? Est-ce que sentir ne suffirait pas?

     

        Ce génie de la philosophie n'aurait-t-il pas omis quelque chose de fondamental  qui nous permettrait de sortir de notre mental ? Encore une fois, je n'ai rien contre ce dernier bien au contraire, puisqu'il me permet de projeter ma pensée et mon ressenti sur la toile, en autre. Mais l'assertion « Je pense donc je suis » est, séparée de son contexte comme les textes sacrés, un piège à ego...

     

        Des générations de « penseurs » s'y sont engouffré(e)s, croyant que la pensée, le raisonnement, la rationalité, la culture, apanage habituel de l’« élite intellectuelle », étaient le summum de la hiérarchie existentielle. Bien des humains mal embouchés, coupés de leur cœur s'en sont servis comme d'une arme de créations destructrices, de ruses, de dominations, de possessions, de coercitions et d'intimidations. Bien sûr ils n'ont pas attendu le cogito pour commettre des exactions mais la célèbre formule n'a pas arrangé le tableau.

     

        La pensée intellectuelle a produit des merveilles bien sûr, mais comme pour l'architecture ou la maçonnerie, il vaut mieux bien dégager nos véritables intentions. D'où vient le projet? De quelle partie de nous-même? Du cœur? De la peur? De l'ego? Sur quel terrain posons-nous la première pierre et sur quelles fondations ? Des habitants y ont-ils déjà vécu? Sont-ils encore sur les lieux ou aux alentours? Donnent-ils leur accord? Quels matériaux allons-nous utiliser? Quelle sera la fonction de l’édifice? Quel impact aura-t-il sur le paysage, la nature, notre propre nature ?...

        Une bonne intuition venant du cœur vaut mille pensées et se passe d'analyses sans fin.

     

        Je reprends donc le «cogito» à mon compte avec d'autres propositions comme:

        « Je sens donc je suis » « Je ressens donc je suis. »  « Je perçois donc je suis. » « Je conscientise donc je suis. » « Je vibre donc je suis » « J'aime donc je suis », « Je crée donc je suis » et la liste reste ouverte...

     

        Belle brochette n'est-ce pas? Qu'en dites-vous? Là, nous nous rapprochons il me semble de nos véritables fonctions vitales, existentielles, spirituelles... nous pouvons parfaitement « être » sans penser, mais sans la conscience et sans Amour, sommes-nous? Ceci dit l'ÊTRE n'a aucunement besoin de manifestations, d'actions ni de quoi que ce soit pour ÊTRE. L'ÊTRE n'a besoin de rien, tout simplement. L'humain et tout ce qui est incarné, manifesté dans la matière, si. Le besoin est la caractéristique du créé. Sans énergie, ni espace/temps, rien de tangible n'existe en tant que tel.

     

        A ce propos nous humains, lorsque nous sommes dans le besoin non satisfait, affecté par une tragédie ou traversant une crise, arrivé au bout de la noirceur nous disons que nous ne sommes plus que 'l'ombre de nous-même'. C'est exactement cela car en réalité:

     

    ÊTRE SOI-MÊME C'EST RAYONNER SA PROPRE LUMIÈRE.

    CETTE ENERGIE DE LIBERTÉ ME NOURRIT DE L’INTÉRIEUR

    AUSSI ELLE ME PERMET DE VOIR LE RELATIF DANS MON EXISTENCE MATÉRIELLE.

    JE SUIS LA CONSCIENCE TÉMOIN DE MON RESSENTI,

    UNE FOIS GUÉRI DE MES TRAUMAS, LAVE DE MES SOUILLURES,

    L’ÉMOTION PURE ME TOUCHE ET ME TRAVERSE SANS M'AFFECTER.

     

        Pause...

     

        Autre chose, dans notre corps où est située notre conscience de soi ? La tête? Le cœur? Le corps entier? Et quand je rêve, je suis bien toujours vivant! Où se trouve ma conscience? Difficile à dire...

     

        J'use du mot conscience ici dans le sens conscience de soi ou du SOI et non dans celui de cette conscience morale ou éthique qui nous sert de béquille parce que nous fonctionnons de façon désalignée.

        Si je suis (suivre et être) ma guidance intérieure, ma petite voix, mon âme, je pense, dis et agis parfaitement à chaque instant dans l'amour de Soi. Je n'ai pas besoin de lois ni de garde-fous, je suis aligné avec le JE SUIS omniscient, omniprésent et garant de l'harmonie universelle.

     

        De plus, lorsque je ressens une émotion, qu’elle soit subtile, douce ou violente, ne 'suis-je' pas? Et cela sans penser? Quand ai-je le plus la sensation, le sentiment d'exister, quand je pense aux commissions nécessaires pour assurer mon repas ou quand je vis un orgasme? Quand je reçois une magnifique nouvelle? Quand j'accueille un enfant? Quand je passe un moment chaleureux et constructif avec une personne? Quand je suis devant un paysage magnifique? Un concert extraordinaire? Une œuvre d'art incroyable? Quand je vis l'émerveillement? L'étonnement? Une surprise? Même mauvaise? Voire très mauvaise? Les expériences 'négatives' ou 'positives', les pressions aussi bien que les impressions, ne nous font-elles pas vibrer pour le moins autant que nos pensées les plus élevées?

     

        Et quand nous avons la chance de découvrir fortuitement la connaissance ou que nous frappons fort à sa porte, ou que nous vivons une expérience transcendantale comme une NDE, une OBE, un EMC, ne vibrons-nous pas intensément au-delà de ce que nous éprouvons tous les jours?

        Pas de panique, je traduis. Ce sont des acronymes anglais pratiqués pour l'international et utilisés bien avant que nous ne les traduisions en français. Une NDE (Near Death Expérience) pour une EMI (Expérience de Mort Imminente), OBE (Out of Body Experience) pour EHC (Epérience Hors du Corps), ASC (Altered State of Consciousness) pour une ECM (Etat de Conscience Modifiée), sans compter les montées de Kundalini, la médiumnité, la clairvoyance et audience, le Channeling (Canalisation), le Rebirth, etc.

     

        Bref, la palette de sensations et d'outils d'acquisitions de la connaissance de SOI est très étendue dans la nature, bien au-delà de la pensée! A ce propos, les animaux, les plantes, les rochers, la terre et l'univers ne pensent-ils pas? Admettons que non, mais alors ne sentent-ils pas? Et même s’ils ne sentent pas, ce qui est peu probable compte tenu de la manière dont les animaux et les plantes réagissent aux stimuli, cela n'enlève rien au fait que lorsqu’ils apparaissent dans mon champ perceptuel, ma conscience est sollicitée!!! Donc ils existent, ILS SONT!

     

    ILS/ELLES SONT EN MOI, ILS/ELLES SONT MOI, JE SUIS EUX, DONC JE SUIS L'AUTRE AUSSI!

    LA CONSCIENCE, LA VIE ET L'ETRE SONT UNE ET UNE MÊME 'CHOSE'

    JE SUIS LE CRÉÉ ET L’INCRÉÉ, PEU IMPORTE LE DEGRÉ DE RÉALITÉ

    CAR JE SUIS TOUT CE QUI EST, QUI A ÉTÉ ET QUI EST EN DEVENIR.

     

        Nous arrivons maintenant à la racine de notre Vortex. Comment pouvons-nous juger que quelqu'un ou quelque chose ne pense pas, ne sente pas, ne soit pas vivant... parce qu'il, qu'elle n'agit ou ne réagit pas? Même les rochers naissent et meurent!!! La Terre, les planètes, les étoiles, toute la matière de l'univers vit, naît et meurt...

     

    TOUT EST VIVANT CAR RIEN N'EXISTE EN DEHORS DE MOI, JE SUIS LA VIE!

     

        Une autre façon de le clamer:

     

    JE SUIS CELA ET AU-DELÀ, LA MATIÈRE ET L'ESPRIT.

    JE SUIS TOUT ET N'AI BESOIN DE RIEN POUR ETRE PUISQUE JE SUIS LA SOURCE.

    AU DELÀ DE L'ESPACE, DU TEMPS ET DE LA MATIÈRE.

    JE SUIS TOUT ET RIEN TEL UN HOLOGRAMME.

    NAISSANCE, MORT, RENAISSANCE ET REMORT,

    SONT LES CYCLES NATURELS,

    LES BRIQUES TEMPORELLES DE MA VIE ÉTERNELLE.

    CE PAR QUOI LE MOUVEMENT EST POSSIBLE.

     

    L'ÊTRE, L'ESPRIT CRÉE L'ÂME QUI ELLE-MÊME CRÉE LE CORPS ET NON L'INVERSE!

    CE DERNIER NAÎT, MEURT OU ÉVENTUELLEMENT ASCENSIONNE.

    SE MATÉRIALISE ET SE DÉMATÉRIALISE PAR LA VOLONTÉ DE SON MAÎTRE INTÉRIEUR!

     

        Bien, maintenant que nous avons planté le cadre, avec un peu de poésie achevons tendrement la Bête Apocalyptique si je puis dire. Vous savez celle qui nous fait de l'ombre, nous embête, l’un de ses noms est Ignorance!

     

        Alors peut-être connaissez-vous l'histoire de cette voyageuse, de ce voyageur initiatique en quête de Dieu? Cet humain partit à Sa recherche partout dans le monde, dans les moindres recoins. Il interrogea chaque personne sur son chemin, étudia chaque livre sacré, pratiqua toutes les religions et les sciences aussi, sans recevoir le moindre signe en retour. Jusqu'au jour ou las et vieux, il se retira en ermite dans une caverne. Là, assis sur une pierre au seuil de son antre, tourné vers le beau panorama qu'offre le soleil couchant sur la vallée, la tête vide, mais le cœur plein de tout son vécu, il entendit intérieurement cette voix douce et posée lui murmurant:

     

    « JE SUIS LA, SOI RÉCONFORTÉ...

    JE L'AI ÉTÉ ET LE SERAI TOUJOURS CAR NOTRE SÉPARATION N'EST QU'ILLUSION

    MON OMBRE N'EST QUE LA PROJECTION DE MA LUMIÈRE VOLONTAIREMENT VOILÉE

    JE JOUE DIVINEMENT DE TOUTE ÉTERNITÉ A CACHE-CACHE AVEC MOI-MÊME PAR MA CRÉATION

    MOI, LE SANS NOM AU MILLE NOMS, EN DEÇÀ DE TON CORPS, AU FOND DE TON ÂME, JE SUIS LUMIÈRE ÉTERNELLE.

    JE SUIS LE VRAI TOI, TON CENTRE, TON MOI PROFOND, LE SOI, L'ÊTRE, L'ESPRIT, DIESSE, AMOUR INCONDITIONNEL,

    TON PHARE, TON GUIDE, TON AMOUR, TA SUBLIME NOURRITURE, TA JOIE, TA LIBERTÉ ET TON ACCOMPLISSEMENT.

    LA SOURCE CRÉATRICE DE TON UNIVERS A TON IMAGE ET RESSEMBLANCE, DE TOUT CE QUE TU PERÇOIS ET VIS A JAMAIS.»

     

        « Alors fais-nous plaisir...

    Maintenant que fatigué de tes errances, tu aspires à rentrer à la Maison,

    Soit le SOI, ce à quoi ton âme aspire.

    Par ton souffle pacifié, offert à l'abondante Source du 'Je Suis',

    Arrose et cultive consciencieusement ce jardin intérieur dans l'Amour,

    Ses beaux fruits croissant et murissant à Notre Soleil enfin dévoilé...

    Lorsque tu partageras leurs parfums exquis et nectars délicieux autour de toi en toute innocence,

    voyant fleurir la Vie de toutes parts, émerveillé par tant de splendeurs, présents de Ma Présence,

    alors tu TE connaîtras en tant que MOI, avec toute la délicatesse du Monde... »

     

        Un peu comme le Candide de Voltaire.

    DS

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

        Ce blog est le miroir d'un point de vue, en l'occurrence le mien et je l’assume.

        Un point, c’est mathématiquement rien. Ce qui en gros, ne veut pas dire grand-chose. Mais cependant, il a grand pouvoir car il peut se trouver être le centre d’un cercle, et quand il s'agit de la vue ou de tout autre sens il devient le centre de notre sphère perceptive. Si j'élargis mon cercle, ce point de vue peut se partager avec un cercle d’amis, par exemple. Qui eux-mêmes peuvent rayonner de leurs propres points de vue en étant le centre de leurs propres univers et je serai alors inscrit dans leurs cercles. Telles les gouttes de pluies qui tombent dans l’étang en faisant de petites vagues concentriques se croisant en résonance.

        Et si cela était vrai !? Fondé !? Ne sommes-nous point cela en surface? Des myriades de points de vue qui offrent tous leurs ondes et leurs  histoires au Divin ? Le ciel, le soleil, le nuage, l’oiseau, la goutte et l’étang; la libellule,le poisson, l’algue, l’argile du fond et les éventuels spectateurs sur la berge, ne sont ils pas encore d’autres points de vue rayonnant de façon temporelle?

        Ne tombons-nous pas du ciel et ne nous incarnons-nous pas en touchant la surface de l'eau? Pour ensuite vibrer en vaguelettes le temps d'une vie et finalement nous fondre dans le vaste océan de l'existence?

         Nous sommes fait d’eau, nous sommes l'eau, à la fois divisible et indivisible, un paradoxe…

        Les molécules, atomes, particules et ondes en deçà, ces petits riens identiques immortels sortant du même moule, ne sont-ils pas les éléments communs en perpétuels mouvement et transformation constituant tout ce que nous voyons, sentons, touchons ? Voici un indice qui indique bien que tout est vivant, une et une seule chose, unique et unifiée, n'est-ce pas ? Ou nous faut-il encore et encore prouver et éprouver, disséquer, triturer notre réalité illusoire à perpétuité pour finalement voir ce qui en fait, nous crève les yeux !!!...

         Ça, c’est fâcheux pour les points de vue …

         Nous croyons pour beaucoup n’être qu’une goutte d'ego mortelle, de n’avoir qu’une seule identité, un seul corps, une seule vie. Craintive créature qui tente de survivre face à ces déchéances que nous appelons vieillesse, maladie, misère et mort. D'aucuns, surtout les mâles, voudraient se faire aussi gros que le bœuf, le cerveau reptilien débridé engendrant des comportements gloutons et possessifs. Il faut paraître plus fort, plus intelligent, plus influent, plus propriétaire, plus plus plus, pour bien masquer son propre manque d'assurance, ses peurs, son sentiment d'impuissance profond. En voulant  passer à tout prix dans la postérité, de laisser une trace, une descendance, régenter les affaires de la famille, celles des autres, de l'état et du monde entier! Ouf!!!...

         Je reprends mon souffle...

         Ce sont des points de vue que je respecte, mais que je trouve limités, limitants et faux, c’est dommage de s‘infliger une telle torture. N’en avons-nous pas assez goûté ? Ne nous sommes-nous pas assez fourvoyés, perdus dans le labyrinthe que nous avons créé de toutes pièces et que nous continuons à bâtir en jetant les plans? Alors que nous sommes aussi en deçà Âmes Flammes, Esprit Saint, Être Océan, Créatrice/Créateur de Tout ce qui Est, vastes et immortels, simples et divins, souverains et incomparables, innocents, sans jugements de valeurs, pur Amour.

         Du point de vue que je partage avec vous, nous sommes différenciés et uniques. Mais aussi au fond de nous-même UN, l‘Être, le Suprême, l’Amour inconditionnel et universel, il suffit de s'en souvenir. Alors pourquoi ne pas le manifester dès à présent? Sortir tout simplement de ce foutu labyrinthe?

         Le plus dur est de commencer à diriger notre regard autrement, de tourner la tête vers le ciel et voir que les murs ne sont pas aussi hauts que nous les avions imaginés; dur peut-être, mais simple assurément. Il nous suffit d’ouvrir encore et encore notre cœur et notre esprit. Nombre de gens en sont sortis, nous ne sommes pas nécessairement au courant de cela car ils sont pour la plupart discrets. Ils font de douces et bénéfiques vagues qui vont loin. Il se trouve que ces personnes, (ou événements), attendent patiemment que nous les voyions perchés sur le mur nous tendant la main.

        Maintenant, nous sommes de plus en plus nombreux à partager ces points de vue, ces vérités libératrices, immanentes, sensorielles, sensuelles même, car en cette fin des temps la conscience des fondements remonte à la surface. Notre véritable nature profonde débordant de vitalité, de beauté et de générosité à l’instar de Dame Nature, jaillit, émerge de terre vigoureusement comme l’arbrisseau de son noyau....

        Nous sommes tout cela à la fois, TOUT CE QUI EST, et nous créons notre réalité de plus en plus en conscience, en nous éveillant. Écoutons d'une oreille attentive ce qu'il se passe en nos cœurs et prenons ce qu'ils nous murmurent vraiment au sérieux. Alors nous ne nous soucierons plus des paquets de mer qui nous chahutent, des tumultes, des alarmes, des peurs d’Armageddon, de nos casseroles bruyantes et souvent nos valises pleines de souffrances, tout cela passera. Nous nous réaliserons quoi qu'il en soit, ce n'est qu'une question de temps...

        Les eaux troubles d’émotions non résolues s’éclaircissent peu à peu, pas à pas. La vase se dépose au fond de l’étang quand nous commençons à faire le ménage et à nous apaiser de l’intérieur, en acceptant tout ce que nous sommes, sans juger, dans l’amour de Soi, en conscience, en confiance, dans la foi.

        Nos créations alors s’en ressentent, elle deviennent le fruit de nos œuvres intérieures, comme toujours, mais cette fois notre univers se pacifie, s'embellit, devient cohérent, magnifique et sain…

        Une lumière est là, elle se manifeste en myriade de points comme les lucioles dans les nuits d’été, comme les algues microscopiques fluorescentes qui flottent autour de nous dans l’océan d'un merveilleux bain de minuit. Ces gouttes lumineuses s’allument chaque jour en nous et guident nos pas pour créer ce à quoi nous tenons le plus au fond de nos cœurs: le paradis terrestre uni au paradis céleste, car eux aussi sont un et indissociables, ils sont notre véritable nature.

        Le Soi comprend aussi son environnement car il n’y a rien qu’il ne soit pas. Si des aspects de nous-même, de nos vie ne nous satisfont pas ou nous déplaisent, alors acceptons-les en les remerciant pour nous avoir aidés à voir ce que nous ne sommes pas, saluons-les et créons une nouvelle réalité à notre image véritablement aimante.

        Venez, prenez ma main, je vous invite à porter notre attention ensemble, diriger notre regard vers nos horizons intérieurs, notre richesse d'âme, notre sensibilité. Et voir enfin ce qui est...

        Nos points de vues évoluent, prennent aussi et surtout de la hauteur, nous permettant de scruter nos profondeurs, comme l'aigle s'élevant au dessus du lac. Alors croisons amoureusement nos ondes créatrices, en nous mettant aussi à la place de l‘autre en douceur. Je suis vous et vous êtes moi par le Soi, l‘empathie en est un témoignage…

     La pluie tombe doucement

    Plif,  plaf, ploc!

    Des ronds dans l’eau

    DS

     

     


    votre commentaire
  •  

        Ce blog est le miroir d'un point de vue, en l'occurrence le mien et je l’assume.

        Un point, c’est mathématiquement rien. Ce qui en gros, ne veut pas dire grand-chose. Mais cependant, il a grand pouvoir car il peut se trouver être le centre d’un cercle, et quand il s'agit de la vue ou de tout autre sens il devient le centre de notre sphère perceptive. Si j'élargis mon cercle, ce point de vue peut se partager avec un cercle d’amis, par exemple. Qui eux-mêmes peuvent rayonner de leurs propres points de vue en étant le centre de leurs propres univers et je serai alors inscrit dans leurs cercles. Telles les gouttes de pluies qui tombent dans l’étang en faisant de petites vagues concentriques se croisant en résonance.

        Et si cela était vrai !? Fondé !? Ne sommes-nous point cela en surface? Des myriades de points de vue qui offrent tous leurs ondes et leurs  histoires au Divin ? Le ciel, le soleil, le nuage, l’oiseau, la goutte et l’étang; la libellule,le poisson, l’algue, l’argile du fond et les éventuels spectateurs sur la berge, ne sont ils pas encore d’autres points de vue rayonnant de façon temporelle?

        Ne tombons-nous pas du ciel et ne nous incarnons-nous pas en touchant la surface de l'eau? Pour ensuite vibrer en vaguelettes le temps d'une vie et finalement nous fondre dans le vaste océan de l'existence?

         Nous sommes fait d’eau, nous sommes l'eau, à la fois divisible et indivisible, un paradoxe…

        Les molécules, atomes, particules et ondes en deçà, ces petits riens identiques immortels sortant du même moule, ne sont-ils pas les éléments communs en perpétuels mouvement et transformation constituant tout ce que nous voyons, sentons, touchons ? Voici un indice qui indique bien que tout est vivant, une et une seule chose, unique et unifiée, n'est-ce pas ? Ou nous faut-il encore et encore prouver et éprouver, disséquer, triturer notre réalité illusoire à perpétuité pour finalement voir ce qui en fait, nous crève les yeux !!!...

         Ça, c’est fâcheux pour les points de vue …

         Nous croyons pour beaucoup n’être qu’une goutte d'ego mortelle, de n’avoir qu’une seule identité, un seul corps, une seule vie. Craintive créature qui tente de survivre face à ces déchéances que nous appelons vieillesse, maladie, misère et mort. D'aucuns, surtout les mâles, voudraient se faire aussi gros que le bœuf, le cerveau reptilien débridé engendrant des comportements gloutons et possessifs. Il faut paraître plus fort, plus intelligent, plus influent, plus propriétaire, plus plus plus, pour bien masquer son propre manque d'assurance, ses peurs, son sentiment d'impuissance profond. En voulant  passer à tout prix dans la postérité, de laisser une trace, une descendance, régenter les affaires de la famille, celles des autres, de l'état et du monde entier! Ouf!!!...

         Je reprends mon souffle...

         Ce sont des points de vue que je respecte, mais que je trouve limités, limitants et faux, c’est dommage de s‘infliger une telle torture. N’en avons-nous pas assez goûté ? Ne nous sommes-nous pas assez fourvoyés, perdus dans le labyrinthe que nous avons créé de toutes pièces et que nous continuons à bâtir en jetant les plans? Alors que nous sommes aussi en deçà Âmes Flammes, Esprit Saint, Être Océan, Créatrice/Créateur de Tout ce qui Est, vastes et immortels, simples et divins, souverains et incomparables, innocents, sans jugements de valeurs, pur Amour.

         Du point de vue que je partage avec vous, nous sommes différenciés et uniques. Mais aussi au fond de nous-même UN, l‘Être, le Suprême, l’Amour inconditionnel et universel, il suffit de s'en souvenir. Alors pourquoi ne pas le manifester dès à présent? Sortir tout simplement de ce foutu labyrinthe?

         Le plus dur est de commencer à diriger notre regard autrement, de tourner la tête vers le ciel et voir que les murs ne sont pas aussi hauts que nous les avions imaginés; dur peut-être, mais simple assurément. Il nous suffit d’ouvrir encore et encore notre cœur et notre esprit. Nombre de gens en sont sortis, nous ne sommes pas nécessairement au courant de cela car ils sont pour la plupart discrets. Ils font de douces et bénéfiques vagues qui vont loin. Il se trouve que ces personnes, (ou événements), attendent patiemment que nous les voyions perchés sur le mur nous tendant la main.

        Maintenant, nous sommes de plus en plus nombreux à partager ces points de vue, ces vérités libératrices, immanentes, sensorielles, sensuelles même, car en cette fin des temps la conscience des fondements remonte à la surface. Notre véritable nature profonde débordant de vitalité, de beauté et de générosité à l’instar de Dame Nature, jaillit, émerge de terre vigoureusement comme l’arbrisseau de son noyau....

        Nous sommes tout cela à la fois, TOUT CE QUI EST, et nous créons notre réalité de plus en plus en conscience, en nous éveillant. Écoutons d'une oreille attentive ce qu'il se passe en nos cœurs et prenons ce qu'ils nous murmurent vraiment au sérieux. Alors nous ne nous soucierons plus des paquets de mer qui nous chahutent, des tumultes, des alarmes, des peurs d’Armageddon, de nos casseroles bruyantes et souvent nos valises pleines de souffrances, tout cela passera. Nous nous réaliserons quoi qu'il en soit, ce n'est qu'une question de temps...

        Les eaux troubles d’émotions non résolues s’éclaircissent peu à peu, pas à pas. La vase se dépose au fond de l’étang quand nous commençons à faire le ménage et à nous apaiser de l’intérieur, en acceptant tout ce que nous sommes, sans juger, dans l’amour de Soi, en conscience, en confiance, dans la foi.

        Nos créations alors s’en ressentent, elle deviennent le fruit de nos œuvres intérieures, comme toujours, mais cette fois notre univers se pacifie, s'embellit, devient cohérent, magnifique et sain…

        Une lumière est là, elle se manifeste en myriade de points comme les lucioles dans les nuits d’été, comme les algues microscopiques fluorescentes qui flottent autour de nous dans l’océan d'un merveilleux bain de minuit. Ces gouttes lumineuses s’allument chaque jour en nous et guident nos pas pour créer ce à quoi nous tenons le plus au fond de nos cœurs: le paradis terrestre uni au paradis céleste, car eux aussi sont un et indissociables, ils sont notre véritable nature.

        Le Soi comprend aussi son environnement car il n’y a rien qu’il ne soit pas. Si des aspects de nous-même, de nos vie ne nous satisfont pas ou nous déplaisent, alors acceptons-les en les remerciant pour nous avoir aidés à voir ce que nous ne sommes pas, saluons-les et créons une nouvelle réalité à notre image véritablement aimante.

        Venez, prenez ma main, je vous invite à porter notre attention ensemble, diriger notre regard vers l'horizon immédiat, notre richesse intérieure, notre sensibilité. L'entendre, la goûter, la sentir, ... et voir enfin ce qui est...

        Nos points de vues évoluent, s’approfondissent, nous permettant de prendre de la hauteur. Alors croisons amoureusement nos ondes créatrices, en nous mettant aussi à la place de l‘autre en douceur. Je suis vous et vous êtes moi par le Soi, l‘empathie en est un témoignage…

     La pluie tombe doucement de notre ciel,... Plif,  plaf, ploc! … Des ronds dans l’eau...

     

    DS

     

     


    votre commentaire
  •  

         Apocalypsis (du Grec ancien apokálupsis) est la racine latine du mot apocalypse qui signifie révélation, lever le voile.

        Cette étymologie a été grandement occultée par le visage hideux et cataclysmique du "Jugement Dernier" décrit par St Jean dans sa prophétie rapportée dans le Nouveau Testament, la Bible chrétienne. Les multiples catastrophes, l'annonce du châtiment des impies accompagnée de l'émergence de la "Bête" ont tétanisé des générations de Chrétiens depuis pratiquement deux mille ans. C'est donc un abus sémantique de la culture judéo-chrétienne qui occulte le sens premier du texte. C'est tout de même aussi et surtout, au final, la révélation ultime de Dieu au monde entier! Notamment, selon ce texte, par le retour du Christ en gloire à la fin des temps! Il ne s'agirait ni plus ni moins que de l'éradication du "Mal" sur Terre. Plutôt une bonne nouvelle non?

        Certes, quelques obédiences comme les Témoins de Jéhovah ont tenté souvent maladroitement de rattraper le coup. Mais tout de même! Comment avons-nous pu laisser les dogmes anciens et ensuite les médias modernes nous endormir en nous confondant à ce point? Le ver de la peur ne se serait-il pas glissé dans la pomme de l'entendement général, avant même qu'Ève ne la croque?  En parallèle, comment une religion qui prône l'amour du prochain exhibe depuis des siècles son plus digne représentant cloué sur une croix? Et commet de surcroît des exactions en son nom?!  Notre société laïque actuelle n'a rien fait pour revoir la copie, bien au contraire, elle n'y trouverait aucun intérêt d'ailleurs. Elle continue à utiliser le terme d'apocalypse pour désigner des catastrophes qui profilent de façon sourde une fin proche et peu glorieuse. A ce propos, vu les enjeux, quelles solutions propose cette civilisation ravageuse par son consumérisme effréné embarqués par un capitalisme cynique? Sans compter la démographie galopante de l'humanité au détriment de bien d'autres espèces...

        Nos sociétés occidentales contemporaines n'ont fait qu'appuyer sur le bouton "Terreur" ou "Déni" en utilisant le mot apocalypse pour décrire une situation "'indescriptible'', leurs médias usent de ce vocable pour nourrir un sensationnalisme ambiant juteux. La laïcité a peut être le mérite d'avoir fait table rase de l'emprise du dogme religieux sur les affaires d'état, mais a institué à la place un autre dogme tout aussi puissant, celui de la  science. Si cette dernière avouait haut et fort ses faiblesses, elle ferait preuve de sincérité, ce qui est censé faire partie de ses principes fondamentaux en rendant un autre grand service à la communauté.

        Tout ceci s'applique particulièrement à la France depuis l'avènement du Siècle des Lumières qui a initié entre autres la révolution de 1789, avec soi-disant l'abolition des privilèges. Les cultures anglo-saxonnes utilisent plus volontiers le terme d'Armageddon, lui-même issu du texte de l'Apocalypse. En effet, il s'avère nettement plus juste pour signifier un événement cataclysmique puisqu'il désigne le site de la bataille finale entre le "bien" et le "mal". A propos de ces deux-là, nous sommes bien d'accord qu'ils n'ont qu'une légitimité relative. Si vous n'en êtes pas encore complètement convaincus, alors restez avec nous.

        Ceci dit, nous ne sommes pas ici pour faire le procès de qui que ce soit. Je suis convaincu que si ce n'est pas déjà fait, chacun sera rétribué à la juste mesure de ses intentions, Jugement Dernier ou pas. Donc je me contenterai de revenir simplement au sens premier du mot apocalypse, en utilisant la version latine apocalypsis comme titre de ce blog. A l'instar de celui-ci, je vous invite à regarder le sens originel des choses et par là même contribuer ainsi à lever le voile sur nos propres origines jusqu'à celles de la Vie avec un grand V. Ce qui nous conduit naturellement au Divin avec ou sans l'appui des religions et des sciences.

        Cependant la voie royale de la connaissance spirituelle reste encore celle de l'expérience mystique directe, naturelle et spontanée. Même si elle est parfois risquée, je souhaite à tout un chacun de la vivre, comme j'ai eu la chance de le faire. C'est le plus beau témoignage, dans l'existence, de vérités transcendantales et par conséquent de l'évolution vers la réalisation du Soi en soi. En attendant, le chemin proposé ici est pavé non pas de "bonnes intentions" comme dans ce paternalisme condescendant institutionnalisé que nous expérimentons depuis des millénaires (enfer bien rôdé que certains hommes assoiffés de pouvoir perpétuent), mais plutôt d'indices, de paysages nouveaux, de concepts, de témoignages, de démonstrations et de quelques pratiques éprouvées aussi.

        Encore une fois, rien de ce qui est découvert ici, ne doit être pris comme argent comptant. A chaque mot ou phrase qui vous touche d'une manière ou d'une autre, je vous invite à vous arrêter et observer ce qu'il se passe à l'intérieur.  Cela s'appelle "la conscience témoin". Elle est un outil infiniment précieux pour  explorer nos profondeurs et ainsi prendre conscience de la nature est notre réaction, pourquoi nous nous approprions une assertion, ou non. Voir si c'est vraiment la pureté de notre cœur qui s'exprime à travers notre appréciation. Ne serait-il pas teinté en périphérie d'éducation parentale, scolastique, culturelle, ou d'autres influences, comme certaines peurs? Le fardeau de ces programmations peut être conséquent surtout dans nos civilisations prétendument évoluées. L'observation de soi sans jugement, neutre, dès que notre conscience le permet, peut devenir la première étape d'une pratique thérapeutique en soi. Cela demande de la patience et de la bienveillance envers soi-même, donc du temps, surtout au début. En outre cette démarche introspective peut se trouver facilitée par l'accompagnement d'une personne de confiance et de bonne écoute. C'est une forme de discipline comme la méditation, une autre pratique de dévoilement.

        Donc commençons tout de suite par le cœur du sujet si vous le voulez bien, c'est le Graal fondateur, la pierre philosophale par quoi tout découle. Cette apocalypse fondamentale provoque souvent un séisme intérieur bien que nous soyons habité par cette vérité intemporelle au plus profond de notre Être. Depuis l'antiquité quelques philosophes panthéistes et maîtres spirituels l'ont annoncée ou s'en sont approchés, à leurs risques et périls pour certains. Elle est là, tapie au fond de nous-même et pointe parfois à la surface pour se faire refouler bien souvent. Mais il est temps maintenant d'y porter une réelle attention, de nous souvenir de qui et de ce que nous sommes réellement. C'est une question essentielle appelée par toute situation de crise. En ces « fins des temps » elle a d’immenses répercussions et nous aide à sortir de n'importe quelle impasse. Impasses que nous nous créons nous-même inconsciemment. Oui, nous nous créons notre réalité et pour cause... 

     

    Il n'y a qu'un seul Être.

        Je le redis.

     

    IL N'Y A QU'UN SEUL ÊTRE !

     

        Nous avons beau séparer, disséquer, combattre, fuir, haïr, craindre, nous illusionner avec toutes les formes et concepts en tous genres, accuser, pointer du doigt, rejeter, nier, ou au contraire aimer, adorer, affectionner, admirer tout ce que nous voulons,

     

    IL S'AGIT DE NOUS ET DE NOUS SEUL !

    TOUT EN SACHANT ET SENTANT QUE  CE "NOUS" EST ILLIMITÉ !!!

     

        Quoi que je fasse, je me le fais à moi-même, point.

        Fin de l'Histoire ?

        Bien sûr que non, puisque il n'y a ni début, ni fin dans tout cela, cela s'appelle l'Éternité, l'Absolu. Nous entendons parler souvent d'immortalité, mais qu'en est-il de l'innaissabilité ?

        Voyez-vous, ce mot n'existe même pas dans les dictionnaires de langue française.

        Cela n'a pas de sens? Bien sûr que si! Demandez donc à Dieu, Déesse, Yahvé, Allah, l'Être Suprême, la Source de toute Vie aux mille noms, ou sans nom!

        Ou bien ce nom sacré ne serait-il pas simplement une vibration?!

     

    NOUS SOMMES LUI/ELLE NOUS SOMMES TOUT, NOUS SOMMES VIBRATIONS.

    TOUT EST VIVANT, NAISSANCES ET MORTS NE SE SONT QUE PASSAGES ET TRANSFORMATIONS.

    TOUT EST NOUS, SOI OU DIESSE*. L’ÉTERNEL AMOUR ABSOLU, CRÉATEUR/CRÉATRICE DE TOUT CE QUI EST!

    LE RESTE N'EST QU'ILLUSIONS !

     

        Illusions tangibles et parfaitement efficaces certes, mais ce ne sont que des illusions. Par contre je ne prétends pas qu'il soit facile d'en prendre conscience et encore moins de s'en libérer, quoique....

        Cette assertion de base est la fondation de tout l'édifice logique des propos que je soutiens. Ce qui suit en découle d'une façon plutôt limpide même s'il reste encore des voiles à soulever. En tant qu'humain, je ne suis pas seul à faire tout le boulot, loin de là...

        Alors je vous invite à pondérer cela et si c'est bon pour vous, même partiellement, je vous laisse découvrir la suite au fil des autres articles.

     

    *Diesse, désignation équilibrée en genre du Divin ou Soi, en fusionnant le masculin Dieu et le féminin Déesse , puisque le genre neutre n'existe pas en langue française. (cf Ghis-Ghislaine Lanctôt-)

     

    DS

     

     

     


    votre commentaire